
A peine ses yeux se furent-ils habitués à l'atmosphère quasi-sombre et enfumée du café, il se retrouva soudainement à la dernière table, au fond, le dos à la fenêtre. Ses forces s'affaiblissaient tant qu'il s'assit sans ôter sa capote lourdement mouillée. Par l'intensité de la froidure précoce, le bout de ses doigts pâlissaient désespérément et les gouttes d'eau, de temps à autre, glissèrent de manches aux mains et puis jusqu'au bout de doigts et d'ongles. Ses cheveux noirâtres que la pluie avait maladroitement peignés couvraient presque la moitié de son large front, sous lequel ses yeux, deux fosses profondément boueuses, aggravaient la pâleur du visage. Sa lèvre inférieure se teintait d'un rouge blafard ou d'un gris terne se mit à trembler de frois, d'angoisse ou de colère sans doute.
Epiant l'inconnu, le garçon se précipita vers la table de ce dernier, une fois que leur regard se furent croisés. Peu de temps après, il mit une bouteille, un verre et un paquet de cigarettes devant l'inconnu, sur la table et s'éloigna de lui tout en ayant un sourire de satisfaction et de servilité.
Prenant le premier coup, il se sentit un mélange d'amertume et de picotement saisir toute la gorge, mais peu à peu il se laissa envahir tout son corps par une certaine torpeur comme si une fervente chaleur succulente et lénitive remplaçait ses scrupules futiles. A la suite des verres venant d'affilée, une fumée épaissement dense le plongea dans une sorte du halo de rassuranse et de solitude. Après avoir passé à peine trente-cinq minutes, on n'aurait pu constater, devant lui, qu'une bouteille vide et une dizaine de mégots dans un cendrier délaissé.
Il était sûr de ne plus l'aimer et il célebra alors cette soirée de gala d'autant plus qu'il avait repris sa liberté. Ses souvenirs du passé ne pût plus le froisser dans la mesure où le rappel de chacun ne fait qu'imprimer stupidement sur sa figure maussade un léger sourire béat. Il ne sentit aucune compassion ni parenté envers ses pensées te ses attachements de jadis, du fait qu'il se voyait, il y a longtemps, croître en soi dispersé, un autre soi, beaucoup plus résistant.
Tout en gardant son sourire gravé sur son visage vermeil néolithique, il se leva, sortit du café, alluma une cigarette, tourna à gauche et s'en alla librement...
Epiant l'inconnu, le garçon se précipita vers la table de ce dernier, une fois que leur regard se furent croisés. Peu de temps après, il mit une bouteille, un verre et un paquet de cigarettes devant l'inconnu, sur la table et s'éloigna de lui tout en ayant un sourire de satisfaction et de servilité.
Prenant le premier coup, il se sentit un mélange d'amertume et de picotement saisir toute la gorge, mais peu à peu il se laissa envahir tout son corps par une certaine torpeur comme si une fervente chaleur succulente et lénitive remplaçait ses scrupules futiles. A la suite des verres venant d'affilée, une fumée épaissement dense le plongea dans une sorte du halo de rassuranse et de solitude. Après avoir passé à peine trente-cinq minutes, on n'aurait pu constater, devant lui, qu'une bouteille vide et une dizaine de mégots dans un cendrier délaissé.
Il était sûr de ne plus l'aimer et il célebra alors cette soirée de gala d'autant plus qu'il avait repris sa liberté. Ses souvenirs du passé ne pût plus le froisser dans la mesure où le rappel de chacun ne fait qu'imprimer stupidement sur sa figure maussade un léger sourire béat. Il ne sentit aucune compassion ni parenté envers ses pensées te ses attachements de jadis, du fait qu'il se voyait, il y a longtemps, croître en soi dispersé, un autre soi, beaucoup plus résistant.
Tout en gardant son sourire gravé sur son visage vermeil néolithique, il se leva, sortit du café, alluma une cigarette, tourna à gauche et s'en alla librement...
steppenwolf