dimanche 26 août 2007

La fenêtre évocatrice

Il vient de passer sous ma fenêtre. J'étais juste en train de penser à ma vie passée, ratée, ou bien peut-être sauvée! Oui, sauvée. C'est bien beaucoup plus réconfortant. Je ne sais pas pourquoi je ne fume pas depuis à peine une semaine. Pourquoi j'ai décidé de cesser de fumer, tandis que ma vie resterait immuable, fragile, funeste?!
Il vient de passer sous ma fenêtre en balayant nonchalamment le trottoir. Elle m'a toujours hanté. A présent ce qui me fait plus ou moins regretter; ce n'est pas du tout elle, en chair et en os, mais les souvenirs heureux que j'ai gardés du moment où nous étions ensemble, les heures que j'ai passées en me plantant près d'un banc oublié dans un coin sombre du petit parc qu'on a trouvé, un jour, par hasard, ensemble, pendant l'une de nos errences crépusculaire.
Il vient de passer sous ma fenêtre d'où je l'avais vue, un midi, à ma grande surprise, avancer vers notre maison, vers moi, en tenant une seule fleur jaune à la main et en ayant un beau sourire automnal aux lèvres qui m'avait fondu le cœur de joie et de désir.
Il vient de passer… j'allume une cigarette et j'efface tous mes (non; ses) souvenirs damnés, qui défilaient devant mes yeux, en expirant en plein air la fumée qui me barre heureusement la vue… c'est la vie!!!

steppenwolf

2 commentaires:

Anonyme a dit…

pour mes amis désepérés!

Un beau bonjour à tous les deux, mes camardes du cours;ceux qui se voient beaucoup plus désepéré en lisant leur manuscrit, mais pourquois? soyez sûr qui sont nombreaux ceux qui lisent votre site,connus ou inconnus mais la plupart de ces lecteurs ne parvient pas à vous écrire même une phrase,par leur paresse peut-être ou manque du temps.
"Il est extrêmement rare de rencontrer quelqu'un, qu'on voit beaucoup de monde ou qu'on soit ce qu'on appelle un solitaire. La plupart des gens rendent très difficile de les rencontrer parce qu'ils ne sont pas vraiment dans leur parole ou parce qu'ils sont sans âme. Je fais toujours à l'autre le crédit de la nouveauté incroyable de son existence, mais ce crédit va s'user si l'autre a gâché cette merveille là pour devenir comme tout le monde. Comment parler avec personne ? C'est impossible. Parfois le désir de partager est si fort que je vais quand même tenter ma chance, mais c'est souvent en vain : les opinions ne m'intéressent pas. Ce qui me touche, c'est quand l'autre a mis tout le poids de sa vie dans la balance des mots et sa pensée s'appuie sur ça. Pour ma part, j'ai parfois l'impression d'être totalement incapable d'aimer, et, en même temps, d'aimer plus que personne. Je vois très peu de monde, mais je peux être indéfiniment avec l'autre quand il est là. Quand je suis né, on m'a proposé le menu du monde, et il n'y avait rien de comestible. Mais quand l'autre est vraiment avec moi, je peux manger : je bois une gorgée d'air, je mange une cuillère de lumière."

Christian Bobin, La lumière du monde.
bon recommencez à écrire mais pas sous une forme désepérée,il y a toujours une lumière,près de nous,il faut la découvrir.
bien amicalement
R.M

Anonyme a dit…

pourqoui vous n'ecrivez plus???