lundi 23 juillet 2007

pour Steepenwolf

Cigarette ? où est ma pipe ? Moi, j’ai renoncé à la vie il y a une éternité, je pense à ma vie ratée ; Michelle a raison, ma vie est pleine d’occasions ratées ; mais cher Steepen ne te laisse pas décourager , si personne ne te lit, ne dis pas :(( tant pis)) ; dis plutôt :(( tant mieux)) ;ça sert à quoi le jugement d’aurui , moi pour y échapper, j’ai deux fois voyagé au North Pole; moi, je préfère le regard enamouré des pinguins aux applaudissements vulgaires, aux cris dénués de la moindre philosophie du peuple ivre d’une frivolité qui lui habite depuis, hélas ! un temps vertigineusement indémesurable. Ton ami, vahid qui écrit d’ailleurs comme un prophète désepéré, et toi , vous êtes les chefs d’oeuvre de notre faculté.


Le chef du département de la littérature française de l'université de Sorbonne IV
Antonio Marchelo Zaparatie

samedi 21 juillet 2007

Ma compagne prédestinée


Le désir de mourir m'a de nouveau envahi. Je viens de fumer une cigarette qui comme d'habitude m'a fait penser à ma mort, comme celle-ci me pense aussi. Penser… au fait, je tiens à coller mes pensées au papier ou à les fixer sur le site d'internet; afin qu'elles ne reviennent pas dans ma tête, cette boule pleine de perplexitée.
Je n'écris pas pour être lu, comme je vois bien que je n'ai pas de lecteurs. Dis donc, pourquoi écrire? J'ecris, loin de me rappeler, pour tout oublier. Mais curieux c'est que ce n'est pas dans mes habitudes de parler des questions graves, c-à-d je n'écris pas grand-chose. Je n'estime pas en outre les gens qui tout disent et n'ont pas les soi-disant secrets pour eux-même.
A propos, j'ai fais une gaffe: je viens de lui envoyer un sms dans lequel j'ai presque tout dit à propos de ce que je n'aurais pas dû révéler. Alors je sais que j'ai bigrement gâché ma petite demi-relation avec elle. Que je suis pressé! Comme si personne ne m'avait appris patienter. Mais patienter jusque quand??!
Quelqu'un murmure dans mon estomac – non, c'est pas joli! – dans mon for intérieur que je vais bien-tôt mourir… tant pis!
Embrasse-moi avant que le sol salement froid ne m'embrasse. Je tire une autre bouffée de ma compagne perpétuelle soupçonnée d'être nuisible à ma santé et je ferme doucement mes yeux à l'espoir d'être embrassé par ma future compagne qu'est la mort

steppenwolf

dimanche 15 juillet 2007

((Yek shabe mahtab...))


Aujourd'hui, je m'endormis jusqu'à 6 heures de l'après-midi, maman vint m'éveiller. elle eut peur que je fusse mort, elle me le dit lorsque je buvais mon thé accoutumé; que c'était beau de ne pas m'éveiller! Mais maman serait triste...
Hier- ou aujourd'hui-, je ne m'endormis que vers 5 heures du matin, j'avais passé une nuit blanche comme neige, de la neige sur laquelle la trace du passage fugitif d'un gibier sanglant aurait perturbé sa mémoire hivernale jusqu'alors monotonne...


Vahid

samedi 14 juillet 2007

...et la jupe de Gilbertte


Depuis que j'ai perdu tout espoir, je me sens mieux; ne me faites part de ce qui se passe dehors,je suis fatigué de tellement m'être alimenté d'espoir...
Je ne veux qu'un verre de thé, si vous me donnez quelques morceaux de sucre, vous me faites un grand service; ah, n'oubliez pas de m'apporter une chaise, je veux lire mon journal...
Dites aux geôliers d'arroser mes géraniums, je les ai plantés, comme les fleurs de la jupe de Gilbertte, sur la pelouse, à côté de grands tournesols penchés de timidité; mes joues sont encore chaudes des derniers baisers de Gilbertte; ah, que sa jupe rouge à fleurs me manque!
Ma cigarette à peine commencée, on vient me chercher, je leur dis que je n'ai pas encore rencontré mon Gilbertte, que je ne l'ai pas encore embrassée comme autre fois...
On a refermé la porte, on m'entraîne je ne sais pas où...
J'entends une suite de bruits secs, on dirait des coups de fusil, on a crié:(( feu))....je suis par terre, je sirotte le goût du sang, je pense toujours à la jupe de Gilbertte, les tournesols de sa jupe se sont déjà tournés vers l'ouest, je vois le coucher du soleil, et un homme barbu qui vient me donner le coup de grâce; mes joues sont toujours chaudes des derniers baisers de Gilbertte...



Vahid