
Par un jour de pluie, la tête baissée, je me promenais sur le trottoir pavé de Vali-Asr[1], comme le plus souvent, j'étais en train de fredonner un air amoureux que j'aime tellement:(( mara bébusse))[2]
J'étais tellement cocentré sur mon air favori que je faisais pas attention à la distance que je venais de parcourir à pied; comme un gramaphone qui tourne infatiguablement un même disque pendant un certain temps, lorsque j'arrivais à la fin de mon air, automatiquement, aussitôt après, je le reprenais avec le même enthousiasme, en fait mes amis me reconnaissent tous à cet air, comme le grand-père de Marcel qui reconnaissait M.Swann à sa voix.
Dans la résidence de l'université, lorsque je fais quelque fois la cuisine ou lorsque je suis en tain de faire la vaisselle ou même lors du rasage, je le chante à voix forte, mais sur le trottoir de la capitale, il faut pas évidemment chanter un air d'amour...
Ivre de cette monotonie anesthésiante, de temps à autre, je levais la tête pour ne pas me heurter à un obstacle inattendu...mais une fois, les yeux levés, mon regard se noua à celui d'une jeune fille qui venait vers moi, on se regarda dans les yeux et...on passa l'un à côté de l'autre sans toute fois se détacher nos regards pleins de désir...je sentais son parfum et je l'avais respiré à pleins poumons, je ferma mes yeux et un leger sourire apparut sur mes lèvres...
On s'éloignait à jamais, alors, je marchait du côté opposé du sien et je repris mon air favori...
J'étais tellement cocentré sur mon air favori que je faisais pas attention à la distance que je venais de parcourir à pied; comme un gramaphone qui tourne infatiguablement un même disque pendant un certain temps, lorsque j'arrivais à la fin de mon air, automatiquement, aussitôt après, je le reprenais avec le même enthousiasme, en fait mes amis me reconnaissent tous à cet air, comme le grand-père de Marcel qui reconnaissait M.Swann à sa voix.
Dans la résidence de l'université, lorsque je fais quelque fois la cuisine ou lorsque je suis en tain de faire la vaisselle ou même lors du rasage, je le chante à voix forte, mais sur le trottoir de la capitale, il faut pas évidemment chanter un air d'amour...
Ivre de cette monotonie anesthésiante, de temps à autre, je levais la tête pour ne pas me heurter à un obstacle inattendu...mais une fois, les yeux levés, mon regard se noua à celui d'une jeune fille qui venait vers moi, on se regarda dans les yeux et...on passa l'un à côté de l'autre sans toute fois se détacher nos regards pleins de désir...je sentais son parfum et je l'avais respiré à pleins poumons, je ferma mes yeux et un leger sourire apparut sur mes lèvres...
On s'éloignait à jamais, alors, je marchait du côté opposé du sien et je repris mon air favori...
Ghesmati,Vahid
[2] -La traduction de ((Mara bébusse)) en français, c'est ((Embrasse-moi))
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