lundi 12 mars 2007

Dehors, il fait Jésus


Je me mets à la fenêtre, dehors il fait Jésus, c'est le terme que j'emploie lorsqu'il fait vraiment beau, que légèrement vêtu, on a tellement envie d'aller à la montagne; que sur un versant solitaire-où on n'entend plus de bruit que celui d'un vent hésitant ,ensoleillé et timide qui va et vient par intermittence- les yeux fermés, on se laisse caresser par le vent; que l'on sent renaître en nous un Jésus, un arbre qui a très envie de se mettre en fleurs, de faire partager aux autres sa joie de vivre .
Je me mets à la fenêtre, dehors il fait Jésus, je ferme les yeux et colle mon front contre la vitre foide, encore hivernale et indifférente; tant de choses commencent à revenir dans ma mémoire, des choses dont l'apparition n'a aucun rapport logique avec cette journée qui veut dire bonjour à ce printemps de mes vingt-huit ans; oh il ne faut jamais rendre compte à personne de l'opacité où, les yeux fermés , je m'enferme assez frequemment devant cette fenêtre dont la vitre embrasse mon front...
Les yeux fermés,comme Marcel dans son lit, je n'ai que des réveils d'un instant; j'ouvre les yeux mais aussitôt après, comme par indifférence, je me cache dans l'opacité reposante: je referme les yeux...
Dehors il fait Jésus...
VAHID

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Bonjour Monsieur Ghesmati,
Ca fait presque 6 heures que vous venez de me proposer de visiter votre site ( à la bibliothèque de la faculté des Lettres de Meched). C'est très bien, mais un peu morne et nostalgique.
Enfin au seuil de Nowrouz, je vous souhaite une bonne et heureuse année.