samedi 24 février 2007

Tranquilité


Il fait sombre. Le rideau est entièrement tiré encore qu'un petit coin de la fenêtre laisse filler la lumière dans l'obscurité de la chambre où il est assis sur une chaise, près d'un lit, accoudé à son bureau et totalement absorbé dans le clignement de sa cigarette dont on peut bien remarquer le cendre répandu presque partout: sur les livres, dans la tasse à café et même sur une photo; celle d'une fille à peine âgée de 20 ans, quasiment belle, en ayant un petit sourire doux sur ses lèvres. Alors il tire des bouffées par intermittence de sa cigarette puis expire en pleine chambre.
Il ne savait plus s'il fait jour ou nuit. Peu importe! Pour lui, le temps a arrêté son coup.
Le désir de s'en dormir envahit tout son corps, il n'y résiste point. Il se sent couler une certaine torpeur dans ses veines. Aussi ferme-t-il ses yeux................ tranquille!

Steppenwolf

L'amour et la haine sont l'avers et le revers d'une même médaille


J'ai une mauvaise habitude qui m'a été jusqu'à maintenant aussi nuisible qu'utile: lecture au hasard!
Le titre de ce texte, n'est pas le mien mais c'est la citation d'un auteur français dont j'ai oublié le nom, puisque comme d'habitude, un jour dans une bibeliothèque, je tirai au hasard un livre du rayon, et de même je l'ouvris au hasard et je tombai sur cette phrase : ((L'amour et la haine sont l'avers et le revers d'une même médaille.))
Je fermai le livre sans prendre garde au titre du livre ni au nom de l'auteur.
La nuit, dans le lit, avant de me laisser aller dans le marécage du sommeil, comme de coutume je commençai à me rappeler tout ce qui s'était passé dans la journée et aussitôt cette phrase surgit de la profodeur de ma mémoire; je la cosidérais alors très belle mais dans l'abstraction...
En fait, depuis quelque temps j'ai commencé à vivre cette citation ; pour mieux m'exprimer, je suis en train de vivre le revers de cette médaille: la haine! ( j'en ai vécu bel et bien l'avers: l'amour.)
Ne soyons pas dans l'abstraction, comme le moment où, les yeux fermés, j'étais dans le lit, sous la couverture ; pour quelle raison l'amour engendre la haine?
Dans l'un des écrits ci-dessous, j'ai expliqué le lien délicat entre l'amour et l'admiration, en fait lorsqu'on aime quelqu'un, on commence à s'investir dans nos sentiments, on attribue à l'objet de l'amour des qualités dont il est le plus souvent dépourvu; selon l'idée de STENDHAL, on cristalise l'image de celui(celle) qu'on aime: les yeux fermés, on commence à vivre dans l'abstraction comme le moment où j'étais dans le lit...
La tragédie commence tôt ou tard à se former; il nous faudra sortir de l'abstraction , les cristaux formés se révèlent illusoires; des illusions dues à vivre avec une image innocente qui ne s'accorde jamais avec la réalité pas tellement aimante; plus on s'investit dans nos sentiments et admire l'être aimé, plus on risque de vivre une désillusion qui aboutirait à la haine! La haine, la seule chose qui nous soulage et qui nous donne la force de détacher notre affection à quiconque n'en est pas digne.
GHESMATI,VAHID

jeudi 22 février 2007

La vie, une séparation perpetuelle !

Partie1:
Tête rasée, âgé de 18 ans, j'étais au fond d'un autobus qui faisait la route hors de ma ville natalle, Machad.
Je détestais toujours cette ville qui avait conçu en moi un esprit néfaste : ma vie étais ((brouillard, opacité et noirceur))
Lorsqu'on habite, depuis un certain temps, un endroit particulier, on en prend l'habitude; on y devient habitué et mêm si cette habitude nous ennuie de sorte qu'on aspire à le quitter, lors de la séparation définitive, on commence à éprouver de la nostalgie et la tentation de ne pas le quiter ne nous laisse pas tranquille; l'habitude cette poison mortelle qui nous apprivoise, qui commence à couler dans nos veines et qui fait corps avec notre âme.
Au fond de l'autobus, je sentais ma gorge se noyer, je voulais me jeter dans les bras de la première femme qui portait le tchador–tant les femmes en tchador me faisaient penser à ma mère-et fondre en larmes.
J'étais alors un soldat qui par indifférence m'étais jeté dans les bras de l'hasard...
A suivre...
Ghesmati,Vahid

L'amour, c'est l'admiration


Ce que je veux écrire, c'est l'idée empruntée à l'un des dialogues de ((baisers volés)), film du cinéaste français, François Truffaut: ((mais vous savez l'amour et l'amitié, ça marche avec l'admiration.)); on n' aime que lorsqu'on admire et depuis le moment où on cesse d'admirer, notre amour cesse aussi; pourqoi on reste indifférent à l'égard d' un certain nombre d' individus?ce n'est pas évidemment parce qu'on ne les admire pas?
L'admiration-le plus souvent issue des illusions qu'on se fait-, c'est la nourriture de l'amour; quiconque n'est capable d'inspirer aux autres l'admiration n'est guère capable de gagner l'amour d'autrui; et ce qui rend fragile l'amour, c'est qu'on risque de perdre notre admiration pour l'objet de l'amour; cette disparition de l'admiration est évidemment due à la vertu décevante du temps; le temps qui est susceptible de faire disparaître tout, tout, même notre admiration pour l' être qu'on aime tant; voilà la tragédie de la vie.
Ghesmti,Vahid

mardi 20 février 2007

Ecrire

Ecrire, c'est toujours difficile. Non pas écrire; c'est encore pire!
Chaque fois que je me vois devant un papier tout blanc, le stylo à la main, quelque chose de troublant dans l'esprit qui a attendu depuis longtemps son apparition, sous la forme des mots depourvus de sens; je me sens assez incapable pour entreprendre cette tâche qu'est écirire et la blancheur du papier, de plus, me fait vraiment peur.
Alors je me pose toujours, avant d'écrire, cette question: pourquoi écrire? Pourquoi se donner la peine de créer un univers fictif où personne, à part son auteur, n'arrive à le comprendre, ni l'imaginer.
Je ne sais pas exactement pour qui écrire, mais je sais quand même pourquoi écrire. Je n'écrit que pour libérer les mots qui me hante et en donnant naissance à ces petites créatures méchantes que sont les mots, j'ai l'intention d'en dégager un autre sene...

Silence; c'est un peu trop!
Oui, je sais, ne le répète pas, d'accord, tu as raison: le silence a beaucoup de valeur que la parole.
... je me tais...
...
Selon mon maître: "Il y a des paroles à dire. Il y a des paroles à ne pas dire. Et l'essance existencielle de quiconque corresponderait à des paroles ineffables."
...
...
Steppenwolf

lundi 19 février 2007

Andreî Tarkovski et...




PARTIE 2
J' avais tellement soif...
L' avantage des films de TARKOVSKI pour moi consistait à ce fait qu' ils m'obligeaient toujours à réfléchir, puisque dans ses films, on ne suit pas une histoire à proprement parler, dont l'intérêt est suceptible d'absorber un spectateur quelconque, il s'agit plutôt d'un compte rendu poétique de l' état d'âme du protagoniste; ainsi dans ses films y a-t-il plutôt des monologues-qui apparaissent souvent sous la forme d'un arrière-plan sonore des images sur lesquelles le caméra fait zoom-que des dialogues.
La leçon la plus grande que cher TARKOVSKI me livra , c'était le zoom cinématographique: découper une chose des éléments qui l'entourent, qui l'enveloppent si bien qu'à première vue ,elle n'a aucune importance mais à mesure du zoom, elle va être soulignée ; c' est-à-dire découpée de ce qui l' entoure; l'effet zoome joue un rôle très important dans les films de TARKOVSKI :l'art de découper et de souligner ce que le regard accoutumé n' est pas capable de repérer.
Dans les années qui ont suivi mon adolescence , je me suis aperçu que l'art n'est qu'une sorte de découpage, c'est-à-dire mettre accent sur ce qui est apparemment soit négligeable soit tellement latent et caché de nos regards accoutumés.
Un roman, n'est que soit l'histoire de tel ou tel individu , soit celle d'une époque très particulière, alors là encore, il ne s'agit que d'un découpage, en effet l'auteur choisit, sélectionne un élément (un individu, une époque particulière,...) de tout ce qui l'enveloppe(ici, des autres individus ou époques).
Une statue, une peinture, un morceau musical, une photo, etc...ce ne sont que des indications significatives de leur auteur.[1]

[1] -Indication, index et indice ont le même étymon (racine) , lorsqu'on dit indiquer quelque chose, c'est comme si on montrait un objet particulier de l'index; indiquer ,c'est montrer avec précision et c'est là qu'on peut trouver l'idée de découpage.

GHESMATI,VAHID

jeudi 15 février 2007

S.O.S


Au secours,je vous prie, je veux pas être victime. J' entends partout: ((vous êtes tous heureux))
Au secours, je n'aime pas ce bonheur, ni non plus votre paradis, je vous prie, je veux pas être victime; à l' âge de 28 ans, je me sens assez vielli, je veux pas l' être mais je le suis quand même.
Au secours ((Monsieur le...))[1]
Motus, oui, oui, motus et bouche cousue, la grande leçon qui m' est arrivée génétiquement, je l'avais oubliée.
Mais Mesdames et Messieurs, je veux pas être victime.
Trois points, trois traits, trois points[2], je peux pas mieux m' exprimer, je le dit télégraphiquement: S.O.S ,Je veux pas être victime .


Ghesmati,Vahid




[1]-Ic, j' ai fait une douce allusion à ((Le Déserteur )) de Boris Vian.
[2] -S.O.S,c' est une suite de trois lettres aisémént perceptibles de l'alphabet morse, codées par trois point, trois traits, trois points.

mercredi 14 février 2007

Andreî Tarkovski, Photographie et Littérature




partie1 :


Depuis l'âge de presque 15 ans, j'ai commencé à m'intéresser à l'art, en particulier à la photographie et au cinéma; je cherchais à trouver et regarder avec enthousiasme les films des grands ténors du cinéma artistique, j'avais soif...
J' aspirais à me faire un Tarkovski; de mon retour du lycée, j' allais me planter devant les vitres des magasins où on vendais des appareils photographiues et des caméras de 8mm; je regardais les prix ...
A l' époque, je suis pas arrivé à m' acheter un caméra de 8 mm ce à qoui je rêvais partout et sans arrêt, même au fond de la classe ou lorsque mon père me parlait,j' étais toujours ailleurs; par conséquent,depuis, mes rêves d' adolescence restèrent irréalisés; quand même j'avais découvert Andreî Tarkovski,cinéaste russe;j'étais tellement passionné de ses films que j' avais mémorisé presque tous les monologues de son film célèbre ((nostalgia));je l'avais regardé plus de dix fois, j'avias tellement soif...
Lorsque j'étais seul, je récitais les monologues du film et quelque fois dans l' autobus quand j'étais enfoncé dans mes pensées ,soudainement je m'apercevais que l' on me regardais; oui, je récitais les monologues...

à suivre...

Ghesmati,vahid

lundi 12 février 2007

EXODE




Qu'est-ce que j'entends par la contestation?
Je me vois obligé de désambiguiser ce mot ,c'est-à-dire en donner ma propre intérprétation puisque ce terme semblerait au premier abord assez ambitieux et peut-être par conséquent assez absurde.
La contestation ne consiste pas à crier ni à protester à haute voix ni non plus à dire carrément que je pense autrement que vous;la contestation repose ,me semble-t-il,sur cette idée audacieuse d' avoir le courage de bien penser, de faire abstraction de tous les préjugés -qui nous sont parvenus héréditarement et qui tyrannise la façon dont on pense , dont on regarde et en définitif dont on vit -et de faire la tablette de notre esprit rase de ce qu' on nous a dicté en tant que des dogmes inébranlables et ensuite d'essayer de façonner son esprit .
Ainsi la contestation serait-elle plutôt une réflexion muette et taciturne qui ne se manifeste que par le moyen dont on vit; une façon-qui façonne l'ensemble de notre vie et l' armature de notre pensée-de vivre qui consisterait à elle-seule un cri et qui nous rendrait étrangers,fous voire anarchistes aux yeux de nos semblables.




vahid_ghesmati@yahoo.com


mercredi 7 février 2007

EXORDE



nous nous proposons de rendre compte de ce que l'on pense, de ce que l'on regarde et en un mot de ce que l'on vit en tant que deux étudiants iraniens contestataires .